7h48

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jeudi, septembre 2 2010

Quand je serai grand....

On a tous de grands espoirs sur l'avenir professionnel de nos enfants.

Perso, chirurgien esthétique ça serait très bien. Mais c'est mal barré.

Ce matin mon fils de 9 ans m'a annoncé avec la plus grande conviction du monde que plus tard, son métier, ça serait de d'être le zombie qui fait peur dans le train fantôme.......

mardi, août 24 2010

Avec ou sans applicateur?

Oui je sais ça fait une éternité. En plus la dernière fois, c’était pour poster mes photos de vacances et je sais bien qu’il n’y a pas plus emmerdant que de se coltiner les photos de vacances des autres.

Je ne sais pas si je suis encore dans les flux de quelqu’un (en me relisant je trouve cette phrase immonde) mais que vous dire à part que je coule des jours heureux avec mon Gajal, on va même acheter notre première machine à laver commune, c’est vous dire.
Ho, on a bien des disputes comme tout le monde mais pas de quoi alimenter un blog qui a acquis ses lettres de noblesse dans le sperme et l’alcool.

Il y a peu de temps de cela, le Gajal il m’a fait une grève du sexe parce que je ne voulais plus prendre la pilule. Lui ne voulait pas mettre de capotes, on était dans une impasse. Croyez-moi, un Gajal abstinent, c’est aussi agréable qu’une sodomie avec des gravillons. J’ai donc fini pas cédé et suis allée me faire poser un stérilet.

Bon je vous vois venir, elle n’écrit rien pendant un an et vient nous pondre un article de merde sur son stérilet.

Je serais donc brève en remerciant encore une fois Monsieur F –il comprendra- et précisant que la pose de ce type d’objet nécessite quelque précaution et notamment l’interdiction d’utiliser certains tampons au profit de modèle plus petits et sans applicateur.

Je sais qu’à ce moment là mon lectorat gay est au bord de la gerbe mais tout ça pour vous dire que la vue de ce tampon pour jeune vierge m’a fait penser à Anna.

Anna était une camarade de classe au collège. Avec Anna, on a eu nos règles presque en même temps, et ça, ça vous tisse une amitié. Ce bouleversement dans nos vies faisait l’objet de nombreuses conversations à la pause de 10h, entre les remèdes de grand-mère contre les maux de ventre et la joie de la dispense de piscine. Anna, elle était très dérangée par le côté John Wayne de la démarche que lui donnaient les protections périodiques.

Vu mon grand âge vous comprendre aisément qu’à cette époque là, les fabricants ne communiquaient pas sur la finesse du truc. Imaginez un peu « Incroyable mesdames ! La nouvelle serviette Machin ne fait que 3 cm d’épaisseur vous allez trop vous sentir à l’aise ! ». Non, d’ailleurs on n’osait même pas prononcer le mot « serviette » ça devait faire trop crade. On voyait juste une nana avec une pochette couleur bonbon qui dépassait de son sac à main, souriant niaisement au mec en face du genre mon cochon ce n’est pas ce soir que tu vas niquer !

Mais revenons à Anna, à qui je suggère alors l’utilisation de tampons. le problème était la mère d’Anna, elle a avait réussi à lui mettre dans la tête que ce type de produit était réservé aux jeunes filles de petite vertu. Je pense qu’elle avait peur que sa fille y prenne gout et réclame un calibre supérieur si vous voyez ce que veux dire. Après une plaidoirie à n’en plus finir sur les avantages de ces nouveaux petits tampon spécial « jeune fille » et garantissant à coup de notice que son hymen n’était en aucun cas menacé, Anna accepte donc que je lui offre son premier tampon.

Le lendemain, je retrouve Anna boudant dans un coin de la cour, soit disant que je n'était pas une bonne copine. Elle fini par m’avouer qu’en rentrant chez elle c’était vendredi 13 dans sa culotte et qu’elle avait du faire de la spéléo pour retirer la chose. Assez étonnée je lui demande si le fil a cassé mais visiblement elle ne voit pas de quoi je parle. Je sors donc un autre tampon de mon superbe sac à dos Creeks -très tendance cette année là- pour lui montrer le fil qui lui permettra de se passer des services d’Haroun Tazieff.

C’est à ce moment la que tout s’éclaire.
Cette couillonne avait oublié d’enlever le plastique.

Voilà ça m'a fait sourire, mais c’est avec ce genre de chose que l’on sait qu’on devient vieux, lorsque que la vue d’un truc anodin te ramène 20 ans en arrière.

vendredi, juillet 31 2009

je serais bien restée encore un peu...

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jeudi, juillet 2 2009

Je suis une stressée du départ

Ça ne me réjouie pas mais je dois admettre que je fais partie de cette catégorie de gens qui ont la tension qui grimpe sévèrement la veille du départ en vacances, au grand bonheur de leur entourage.

Chez moi c’est arrivé progressivement, sans que je m’en rende vraiment compte. Il parait que c’est une pathologie relativement courante, vous en avez certainement un près de chez vous.

Parmi les symptômes les plus courants :

- la vérification quotidienne des billets la semaine précédant le départ, dès fois que l’avion décide de changer d’aéroport. Cette paranoïa s’applique également aux pièces d’identité qui pourraient décider d’accélérer leur date de péremption, comme ça juste pour faire chier.

- La frénésie de ménage qui pousse à tout désinfecter et ranger au carré, ben oui ça serait trop la honte qu’un cambrioleur trouve l’appart en bordel.

- L’harcèlement auprès de la personne qui vous accompagne à l’aéroport, parce qu’il sera forcement en retard ou sa bagnole aura forcement un problème ce jour là.

- La valise, ha quel grand moment la valise. Perso, ça fait deux jours que je suis en train de la faire.
Mode d’emploi : établir une liste de ce que l’on veut prendre, remplir la valise, se rendre compte que l’on en a pour 200 euros de supplément de bagage, pleurer en retirant l’excédent, se dire que merde on le payera ce putain d’excédent, se faire traiter de folle parce qu’on embarque la moitié de son armoire, sacrifier les jouets de son fils au profit de paires de chaussures supplémentaires, se résoudre à retirer une dizaine de robes que l’on a jamais porté, retirer sournoisement quelques affaires de l’homme. Fermer la valise et recommencer la même chose le lendemain.

Voilà en gros mais il y en a d’autres.

Là j’attend l’ouverture de la superette pour aller acheter des tampons, parce qu’on ne sait jamais, là où je vais, les femmes n’ont peut être pas de règle !

Les valises sont fermées, l’appart nickel, tout est vérifié.
Il est 8h30, mon avion part à 16h……

jeudi, mai 14 2009

Tu fais quoi dans la vie?

Il y a peu de temps, j’ai réactualisé mon cv. Outre le fait qu’il me rappelle que je n’ai pas eu la vie professionnelle dont je rêvais, il y a cette partie sur laquelle je mens honteusement.

Non pas que cela me pose un problème de conscience mais à chaque fois cela m’amène à m’interroger sur moi et ma personnalité.
Cette partie, c’est la toute petite en bas à la fin, celle que l’on consacre aux loisirs.

Le problème c’est que moi je n’en ai pas.
Les soirées avec le vodka club ne sont homologuées par aucune fédération sportive et je ne suis pas certaine que dire que je passe mes soirées à regarder des conneries à la TV serve véritablement ma carrière.
Il faillait bien meubler.
Sauf que le dernière fois que j’ai fais du judo j’avais 12 ans et que la mallette de calligraphie que l’on a m’a offerte pour mes 16 ans, je n’y ai jamais touché. J’ai du mettre un autre truc aussi, mais c’est tellement faux que je ne m’en souviens même pas.

Alors régulièrement je cherche mais non il n'y a rien. J’ai fais des efforts pourtant, j’ai même essayé de m’en créer des loisirs, mais un jour j’ai réalisé que j’occupais mes soirées à découper des motifs sur des serviettes en papier pour les coller sur des objets de récupération et j’ai eu peur (ne rigolez pas, ça existe vraiment ça s’appelle le « serviettage »).

Mais lorsque je vois Gajal préparer son personnage de jeux de rôle ou Junior parler des résultats de la ligue des champions, je me dis que c’est quelque chose qui ne s’invente pas. Même si je ne suis pas convaincue que ce soit quelque chose de positif sur un CV, au moins ils ont quelque chose.

Oui il y a des choses que j’aime bien faire mais pas au point de les qualifier de « loisirs ».

En plus c’est moche comme mot « loisirs ».

Voilà, moi j’aime les petites bouffes et les beuveries avec les potes, faire des marathons séries, regarder la nouvelle star et glander sur mon canapé avec ma petite couverture.

Et ça ce n’est pas super vendeur.

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