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Psychanalyse de comptoir

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vendredi, mai 2 2008

famille, je vous haime

Globalement dans ma vie ça bien en ce moment, à part mon banquier qui ne trouve pas ça génial, ça fait longtemps que je n’ai pas été aussi bien.

Pourtant hier soir je me suis faite une micro déprime, à coup de grosses larmes

Pourquoi ? pff ben difficile à dire.

Toujours est-il que je suis quelqu’un de faible hein, je ne pouvais pas oublier ma peine dans la vodka parce que mon stock était épuisé et je n’avais pas envie d’appeler quelqu’un et de le faire chier avec ma dépression chronique.

Je n’étais pas bien et je ne savais pas vraiment pourquoi, c’est encore pire. J’aurais préféré me dire caro tu as une vie de merde, un boulot de merde, tu es toute seule au moins j’aurais eu de quoi déprimer. `

Alors il a fallu que je cherche au plus profond de quoi légitimer mon mal être.

Ha tiens ma famille à deux balles c’est parfait.

Parce que même si j’ai beaucoup travailler la dessus, je n’ai pas vraiment réussi à faire une croix. Ça me fait vraiment chier quand j’y pense et même quand je n’y pense pas ça vient me casser les couilles inconsciemment. Je n’arrive pas à m’y résoudre, c’est vraiment l’échec de ma vie, enfin je dis échec alors que je ne suis même pas responsable.

Je me demande bien ce qu’en pense mon fils qui lui d’un côté à une famille super unie et de l’autre de la grosse merde. Peut être que ça compense et que du coup il ne s’en rend pas compte, mais je me vois mal lui poser la question « alors mon chéri, que penses-tu du fait d’avoir une grand mère qui te gâte uniquement pour se faire valoir, une grand père qui zappe ton anniversaire, des oncles qui n’en ont rien à foutre de ta gueule et d’une arrière grand mère qui ne veut pas de toi chez elle parce que tu fais top de bruits ? »

En fait, j’espère vraiment qu’il n’en a pas conscience, c’est mieux comme ça.

Alors vous allez me dire que je n’ai qu’à m’en refaire une de famille, pas faux. Mais la somme de mes échecs sentimentaux fait que je n’arrive même plus à y croire.

Voilà, j’ai fini par me prendre un xanax, ça allait beaucoup mieux.

Et aujourd’hui ça va.
jusqu’à la prochaine fois
Je crois que je suis condamnée à me faire des trips comme ça jusqu’à la fin de ma vie.

Fuck

jeudi, mars 6 2008

J'ai le cerveau en surchauffe

Hier, soir j’ai passé la soirée avec mon frère. Une petite soirée pépère chez moi à l’ancienne, ça faisait une éternité.

Je pense sincèrement que c’est lié au fait qu’il ne bosse pas en ce moment et qu’il n’a plus un rond poursortir mais au moins je n’ai pas passé la soirée toute seule.
Oui, parce que le problème il est là.
Globalement ça va bien, la journée ça va bien, mais le soir si je ne sors pas, dès que je me retrouve toute seule, je bad trip.
Je me pose sur mon canapé, je n’en bouge pas de la soirée et je cogite.

Bon, je me dis que c’est peut être normal, je viens de terminer une histoire, j’avais pris des habitudes, j’avais peut être trop de certitudes et me revoilà à la case départ, ça fait quand même mal.

Mais la question que je me pose c’est pourquoi mes ex le vivent toujours mieux que moi, et ça même quand c’est moi qui quitte ? Parce que je me suis rendue compte que c’était assez récurrent tout de même.
Comment ils font pour passer du jour au lendemain, genre non on a rien vécu ensemble, je trouve que c’est limite une insulte à notre relation que de la zapper aussi vite. Ajoute à ça quelques texto où le mec enfonce le clou et te rappelle que tu t’es gouré que finalement il ne tenait pas à toi enfin pas trop.

Voilà, tu te tu rend compte que tu as passé des mois avec un type qui t’aimais bien mais sans plus.
Putain de merde, il va falloir que l’on m’explique comment on peut passer autant de temps avec quelqu’un juste comme ça.

J’ai l’impression d’être à côté de la plaque, de ne rien comprendre.

On me dis souvent que je suis une fille formidaaaaable que je finirais bien par trouvez quelqu’un d’aussi formidaaaaable que moi, bla, bla, bla….n’empêche que je ne dois finalement pas être si formidaaaable que ça ou le mec formidaaaable il doit bien se planquer .

Puis je n’ai même pas envie de le chercher, je n’ai jamais « cherché » un mec ce n’est pas aujourd’hui que je vais m’y mettre, meetic et compagnie très peu pour moi, aller en soirée parce qu’il y a pleins de mecs ce n’est pas mon truc non plus. Mais peut être ai-je tort puisque que me laissé guider par les flots du hasard ne m'a pas vraiment réussi jusque là. Peut être qu'il faut que je le commande le mec qui me correspondra?? ça prend combien de temps à partir de la conception du moule?

Alors qu’est ce qu’il faut que je fasse ? que je change ? Non jamais, j’ai déjà testé, ça ne marche pas, chassez le naturel, il revient au galop. Je veux bien perdre quelques kilos ou arrêter les boites à cul, mais le reste je n’y touche pas, ce n’est pas négociable, et ce n’est pas honnête.

Voilà, en fait je suis déçue.
Je suis déçue par la vie, déçue par le destin.
Et ça commence à me saouler et bien plus que ma vodka pomme.

mardi, mars 4 2008

Donc on revient au point de départ.

Je suis seule.
Je suis seule et je pense que d’ici pas longtemps ça va commencer à me gonfler.

Pour l’instant j’apprécie le côté réappropriation de l’espace libéré dans l’armoire et dans le lit bien que certains réflexes demeurent – du genre retourner dans la chambre avant de partir le matin pour faire un bisou, ha mais non c’est vrai il n’y a plus personne - c’est assez amusant.

Mais je ne vais pas non plus me relancer de suite dans la quête de l’homme idéal (homme tout court, il ne pas être trop exigeante non plus)
Niveau sexe, je n’ai pas des besoins démesurés en ce moment, donc quelques séances avec Buddy devraient suffire, pas de virée en boite à cul de planifiée (je dis bien de planifiée, je ne dirais pas fontaine…machin, quoi, on ne sait jamais )

Je ne vais pas non plus me venger sur la bouffe et la picole et risquer de niquer les efforts fait jusque là.
D’autant plus que je n’aurais aucune excuse pour le faire, en effet un constat s’impose : je ne suis pas malheureuse, et c’est tellement rare à la fin d’une relation que ça le mérite d’être souligné.

Mais je le sais, d’ici quelques semaines, quelques mois, je sentirais à nouveau ce manque et ce sentiment si terrible que je finirais ma vie toute seule avec mon fils qui n’en pourra plus de supporter sa vieille mère aigrie.

Mais nous n’en sommes pas encore là, alors je profite de cette accalmie.
J’ai la forme, j’ai envie de faire plein de choses. Pourvu que ça dure.

Oui, je sais, vous êtes déçus ce n’est pas le retour triomphant de la sérial -tiseuse-fukeuse…..désolée !

mercredi, août 8 2007

Mes vieux démons

J’ai des crises d’angoisse. des vraies, des puissantes.

Celles qui viennent du fin fond des tripes, celles qui te mettent vraiment mal. Celles qui te paralyses les mains, qui te font flipper du moindre bruit, qui te font battre le cœur jusque dans les yeux, celles qui t’empêche de dormir, celles que l’on ne peut combattre à coup de xanax.

Même si je vais beaucoup mieux, elles finissent toujours par revenir.

On ne peut pas enfouir ses douleurs indéfiniment, elles refont toujours surface et pas nécessairement dans les périodes critiques.

ça fait parti de moi, il faut que je l’admette, ça me poursuivra toute ma vie.

jeudi, mai 3 2007

Coup de blues

Ce matin je suis allée là bas, je n’y avais pas mis les pieds depuis longtemps.

J’y ai passé des heures, des nuits, j’y ai ri, j’y ai pleuré, j’y ai rencontré tout plein des gens, des biens des moins biens aussi.

Bref, j’ai plein de souvenirs là bas.

Ça a changé, la déco, les gens, l’odeur, tout.

Tout sauf moi qui était là ,comme une conne, à me rappeler au bon vieux temps et à traîner ma nostalgie de merde.

Je suis sortie et j’ai refait le même chemin qu’avant, je suis passée devant l'immeuble où j’habitais . Un sentiment bizarre qui ressemble un peu à de l’amertume, la sensation d'avoir échoué ou pas terminé un truc .

Je me rends compte que j'étais super forte avant, aujourd'hui ça n'est plus le cas.Je m'en veux d'être devenue aussi faible.

Puis je me suis assise sur le banc en face, essayant de chasser les pensées tristes de mon cerveau.

C’est difficile

Pourquoi, quoi qu’il arrive je ne suis jamais satisfaite ?
Pourquoi c’est toujours mieux avant ?
Pourquoi je me prends la tête en permanence ?
Pourquoi lorsque ça va bien, il y a toujours un truc pour t’attraper la cheville et la tirer vers le bas ?

Voilà, mauvaise humeur, mal au crâne et gros stresse. Certainement pour rien, mais je ne peux jamais m’empêcher de penser au pire.

Là, j’ai envie de pleurer, je ne sais même pas pourquoi. La fatigue peut être.

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