Non, plutôt en apnée!

J’ai eu le malheur de prendre l’ascenseur avec Jean-Pierre.
Jean Pierre pu
Jean Pierre sait qu’il pu
Jean Pierre n’a pas l’intention de faire quoi que ce soit pour changer les choses.

En général, lorsque je le vois attendre l’ascenseur, je prends les escaliers.
« tu montes pas ? »
« non, j’y vais a pied, c’est bon pour les cuisses….. »

Là, je me suis faite piégée puisqu’il est arrivé après moi

45 secondes qui m’ont paru une éternité.

De plus, l’ascenseur n’est pas très grand et Jean-Pierre est gros. Impossible de se coller dans un coin pour échapper au flux nauséabond.

Une horreur.

Lui, il s’en fiche. Ses collègues proches (car dieu merci, j’ai rarement à faire à lui) ont débattu avec lui du problème à plusieurs reprises, il n’y a rien à faire. Il doit maintenir cet état pour emmerder tout le monde je ne vois pas d’autres motivations.

Le pire, c’est que Jean-Pierre n’est pas seul, il partage la lourde tache d’infester les couloirs avec son acolyte Joël.
Joël c’est celui qui fait le petit bricolage courant : il change les ampoules et graisse les gongs. Il est en compétition pour concours du tee shirt le plus crade et il a toutes ses chances. Lorsqu’il vient dans mon bureau, et malgré une ouverture large des fenêtres, l’odeur persiste pendant longtemps : un subtile mélange de sueur et de gitane mais.

Mais la puanteur n’est pas l’apanage de la classe ouvrière, je peux vous assurez que lorsque les deux autres gros porcs en costard 3 pièces débarquent avec leur cigares, il est bien difficile de se retenir de gerber.

Bon, je vais prendre l’air….