Comment se sentir comme la dernière des connes
Par 7h48 le mardi, décembre 5 2006, 10:34 - Psychanalyse de comptoir - Lien permanent
Parfois j’ai tendance à être trop méfiante. Je me suis souvent gâcher des trucs et pourri la vie d’autres à cause de ma paranoïa.
Un petite zone d’ombre et hop la machine infernale se met en route . S’en suivent des investigations dignes d’un épisode de Colombo, ou des séances d'interrogatoires façon Guantanamo à la recherche de la vérité.
Il n’y a pas longtemps, faute de nouvelles et suite à une incapacité à joindre quelqu’un, j’ai tout de suite imaginé qu’il lui était arrivé quelque chose de grave. Je m’imaginais déjà à son enterrement et j’ai utilisé des moyens initialement destinés à autre chose (et qui coûte de l’argent à tous les contribuables….) pour valider ma thèse…..Tout ça à cause d’un problème de batterie. Sur le coup, je lui en ai presque voulu de ne pas être mort.
Mais dès fois ça rend service aussi et comme on ne vie pas dans le un monde de Bisounours, ça m’a permis de démasquer de sombres connards et de leur plonger la tête dans leur caca. Dans ces cas là j’en tire même une grande satisfaction.
Mais comment savoir si on a affaire à un imposteur ou non, faut il partir du principe qu’il est forcement coupable et le laisser prouver son innocence ou le présumer innocent et chercher les preuves de sa culpabilité ? Pas facile pour moi
Etre cocue par exemple ce n’est pas super agréable vous en conviendrez, mais il y a bien pire et à trop penser à soit on en oublie l’autre.
J’ai une capacité extraordinaire à me monter des films toute seule mais je n’ai pas toujours le bon scénario.
J’en ai eu la preuve très récemment, je me suis vraiment sentie stupide
Commentaires
Je suppose qu'il y a plusieurs degrés :
- Par défaut, tous coupables (hommes, femmes, chien, ...) : après tout on est tous coupable de quelque chose un jour ou l'autre.
- Un ami, peut-être coupable : les hommes étant ce qu'ils sont un ami peut parfois se détourner du droit chemin
- Une amie, innocente : Lorsqu'une femme donne son amitié, elle ne la trahira jamais. Les amies ne se font pas de coup de pute entre elle quand meme !
euh...bon oublie : tous coupables en fait ;)
?? Faudra que tu m'expliques..
Mais pour répondre à ton billet : la parano et les scénarii de Colombo, on (je) connait(s), donc je compatis, et vouii, on peut se sentir conne.
Sauf que perso, jusqu'à il y a peu, j'avais tendance à le(s) croire innocent jusqu'à preuve du contraire.
Maintenant ( que j'ai eu la preuve du contraire ) c'est l'inverse. Tous coupables. Point ( et pas besoin de preuve d'innocence, c'est impossible à donner !)
Donc oublions la fidélité, faisons de même - mais sans se faire griller, ca fait du mal inutilement -
Mais tes doutes sont fondés.
Après, est-il utile de les ressasser ? Ne faut-il pas plutôt se faire une raison ? N'a-t-on pas tous ces envies, parfois, d'infidélité ? Doit-on resister à tous prix ( et pourquoi ? On peut aimer l'un et désirer -aussi- un autre ) ou plutôt accepter nos conditions humaines, de faibles créatures face à la chair, face à la nouveauté, au besoinde plaire, de se rassurer..etc..
Moi je n'ai trouvé que ça.
Moi je comprends pas tout ce matin !! C'est plus facile à suivre Colombo, surtout qe l'on sait tout depuis le début...
7h> Je crois avoir bien compris ce dont tu parles. ;-)
Cham> Tu es très.... Tu es forte. Je trouve toujours beaucoup de vrai des tes analyses/réflexions...
Pour le "Mais comment savoir si on a affaire à un imposteur ou non, faut il partir du principe qu’il est forcement coupable et le laisser prouver son innocence ou le présumer innocent et chercher les preuves de sa culpabilité ?" Ben je me force à aller contre ma nature à ce sujet là, depuis quelques temps... Je vous ferai un debriefing au niveau des résultats, un jour... :-)
Post un peu obscur mais je comprends l'idée, je suis un peu comme toi. Si j'ai pas de nouvelles de quelqu'un, je peux avoir tendance à imaginer le pire alors que la raison était toute simple.
J'ai aussi proféré des condamnations sans fondement dans des accès de colère, c'est humain. La honte qu'on ressent après quand on se rend compte qu'on était à côté de la plaque aussi...
Et bien... Il y a quelques mois en arrière je n'aurai surement pas tenu ce discours mais aujourd'hui étrangement...
Je laisse le bénéfice du doute. Quand il ne répond pas, j'attend toujours l'explication avant de gueuler (mais il peut m'arriver de gueuler après par contre) Pas de Columbo, pas de questions. Je laisse vivre et je vois.
Je ne fais pas confiance facilement, mais même pendant la "période d'essai" j'évite au maximum de me/lui prendre la tête inutilement (Je garde ça pour plus tard... Je suis une chieuse née...)
Prends le meilleur et laisses couler le pire sur la carapace de ton indéfférence. Ne te poses pas de questions et vis comme tu l'entends.
Et pour te dire la vérité vraie qui se trouve au fond de mon (petit ?) cerveau... Ce ne sont pas tous ni des coupables, ni des connards... Faut juste savoir lire entre les lignes et décrypter certains de leurs comportements quelques étranges.
Bisous
Ben moi, j'ai envie de dire que sans confiance, il ne peut pas y avoir de relation (saine et durable s'entend).
Sérieusement, si t'es toujours en train de te torturer l'esprit, tu ne peux pas profiter de ta relation et ça va fatalement plus te pourir la vie que te l'améliorer.
Mais bon, on vit pas dans le monde des bisounours non plus et la confiance ça se mérite, si tu la donnes trop facilement, tu prendras fatalement une grosse claque un jour. Faut juste trouver le bon dosage.
Je suis totalement d'accord avec Le Maniac.
Avoir confiance mais garder les yeux ouverts ;)