Ce week-end, j’ai offert un peu de répit à mon foie, qui pour me remercier, a demandé à un de ses potes organes de me filer une angine pour me faire chier (vengeance quoi…). Que cela ne tienne, je file à la pharmacie histoire de lui rappeler c’est qui le patron.

Junior, qui fait une fixette sur la mort ces derniers temps, entre en trombe dans la pharmacie :

- Maman elle a mal a gorge, il faut un médicament pour pas qu’elle mourru (oui, il a de sérieux problèmes avec la conjugaison…)

En attendant que la pharmacienne me ramène ce qui me sauvera d’une mort certaine, j’entends cette jeune fille qui désespère des effets secondaires de son Implanon (Contraceptif implantable progestatif à longue durée d'action)

Elle n’imagine pas à quel point je peux compatir, parce que oui, le jour où je suis allée acheter le mien, en octobre 2002 (ça m’a tellement marqué que je me souviens de la dâte..), j’aurais aimé que quelqu’un me dise NONNNNNNNNNNN.

Bien sur, c’était très tentant, la fainéante que je suis à toute suis vu la solution idéale, le sésame de la contraception.oui messieurs, soyez prévenu c’est un billet « truc de gonzesse ».

Le concept était pourtant séduisant : une petite incision sur la face antérieur du bras sous anesthésie locale pour y introduire un bâtonnet pas plus gros qu’une allumette et hop, te voilà tranquille pendant 5 ans. Pas de prise de tête parce que tu as oublié ta pilule, pas de course à l’ordonnance…

Première année impeccable, c’est la teuf. Puis les effets secondaires sont arrivés :

salut ! C’est nous, les effets secondaires !! Tu as été tranquille jusque là, mais maintenant tu vas en chier, niark, niark niark….

Alors : maux de tête, acné comme j'amais je n'en avais eu même à 13 ans, chute du niagara, règles intempestives (de préférence le soir où tu as prévu de baiser). Bref, au bout de six mois, il faut absolument que je me fasse retirer cette merde avant de prendre un couteau de cuisine et de le faire moi-même. Mais si le mettre était un acte indolore, le faire retirer à été une autre affaire, c’est simple j’avais la sensation qu’on m’arrachait un muscle.

Je revois encore l’air dubitatif du médecin qui me sort :

- ha, Il vous l’on bien mis profond!
- Effectivement…900 balles pour me pourrir la vie, je ne vous le fais pas dire…

Ma vie a repris son cours deux mois plus tard puisque même après le retrait, cette saloperie diffuse encore son venin un petit moment.

Voilà, j’espère ainsi pouvoir apporter mon expérience à celles qui hésitent, bien que les réactions soit différentes d’une personne à l’autre, au moins comme ça, elles seront prévenues !