Comme je l’ai évoqué dans un précédent post, mon salon va faire l’objet d’un relooking extrême (et je vous garanti que ce n’est pas du luxe).

Cham et Gauthier, contremaîtres en chef, ne manquent pas d’idées pour transformer cette pièce qui va certainement devenir l’endroit le plus hype de tout Paris !

En général, toute idée de changement me terrorise (changer de boulot, changer de supermarché, changer de mec…), je ne l’explique pas c’est comme ça.
Donc le plus souvent, j’attend jusqu’au dernier moment pour le faire, et là c’est vraiment le cas, ça ne ressemble à rien, on dirait un vieux squat ou un dépôt Emmaüs.

Bref, c’est moche, je l’admets hein, moi-même je ne supporte plus.

Le rétro – planning est lancé : plan des travaux, recrutement de l’équipe, choix des fournisseurs, budget ….

Là, vraiment je me sens prête. En plus ça va être sympa, et à plusieurs ça va quand même plus vite (souvenir ému de la semaine que j’ai passé SEULE comme une pauvre galérienne à refaire ma chambre il y a deux ans….ça ne me motivait pas trop pour remettre ça), j’en profite donc pour remercier par avance ceux qui seront présents : je vous aime !!!

Sauf sur un truc, un seul.

Dans le cadre de cette restructuration, je me vois contrainte de me séparer de quelques objets. Pour un en particulier, je suis assez chagrinée.

Mon canapé pourri. THE canapé pourri, oui celui là même évoqué dans de nombreux post.

Parce que ce n’est pas un canapé pourri comme les autres, c’est le mien, celui qui me suis depuis 13 ans.

J’en ai fait l’acquisition alors que je vivais encore au domicile parental, j’avais 16 ans et décidé de transformer ma chambre de jeune fille en véritable petit salon pour y recevoir mes amis. Je l’ai emmené avec moi lorsque j’ai aménagé dans mon premier appart en banlieue parisienne (nausée à l’idée de ce souvenir douloureux), je l’ai confié à mon ex lorsque j’ai aménagé chez Lee Harvey Oswald, puis récupéré lorsque l’on a déménagé. Il en a vu des soirées, il en a vu des mecs (heureusement qu’un canapé ça ne parle pas), il en bu de la vodka, il en a essuyé des pleurs (et de la gerbe de junior aussi…)

Je ne supportais pas l’idée d’appeler le service des objets encombrants, le descendre sur le trottoir et le laisser partir comme ça à la déchetterie sans lui rendre un dernier hommage.

Canapé pourri, merci pour toutes ces années. Tu vas prendre un repos bien mérité….enfin tu vas de faire dépecer puis broyer c’est quand même triste compte tenu de tout ce que tu as supporté.

Dommage que cela n’existe pas, les cimetières pour canapé.