Ça fait plusieurs semaine que le jeudi soir il m’envoi des textos où il me propose d’être sa cavalière pour une virée en boite à cul. Ça fait plusieurs semaines que je n’y réponds pas, pensant qu’à force il va se lasser.

Parfois je me dis que j’aurais mieux fais d’envoyer un faire part de décès de ma vie sexuelle dépravée à mes compagnons de soirées cul.

Mais non, j’ai choisi la facilité, c'est-à-dire faire la morte.

Alors hier il m’a appelé (oui en général on organise tout ça par texto), je me dis alors, allez 7h, réponds lui et règle ça une bonne fois pour toute.

Il me demande comment se sont passées mes vacances, me raconte ce qu’il a fait pendant les siennes, prend des nouvelles de ma petite santé bref l’introduction classique avant de me proposer une soirée en club.
Je ne sais pas pourquoi mais je commence à le baratiner avec des excuses à deux balles lui expliquant que ça ne va pas être possible pendant un petit moment, il propose alors de venir me rendre visite à domicile…… je lui répond que ça aussi ça va difficile, bla bla, mais bon Dieu pourquoi je ne lui dis pas la vérité ? Il tente une nouvelle fois de me convaincre, finalement je lui dis que j’ai quelqu’un dans ma vie. Il me parle après de la fameuse clause de libertinage que j’utilisais auparavant, je lui avoue alors que je n’en ai même plus envie. Il manque de s’étrangler avec sa salive, refuse de croire que je renonce aux partouzes et que je me satisfais de ce que j’ai à la maison.

Bref, il accueil la nouvelle avec dépit mais compréhension et avant de raccrocher se ménage une porte d’entrée pour le jour où je serais de nouveau célibataire.

Raccrochage.
Enfin, Il pense avoir raccrocher et poursuit sa conversation avec la personne à côté de lui.

Moi curieuse, j’écoute.

Il se désole de ma retraite anticipé en des terme disons….peu valorisant :

- ha c’est con, 7h elle s’est maqué
- t’en as pas d’autres ?
- oui mais elle c’était une bonne cochonne, un petite salope comme on en fait plus, fallait voir comment elle était motivée!
…….bla bla, bla bla, bref j’en ai pris pendant un petit moment, je fini par raccrocher.

Enfin je me doutais bien qu’il ne m’appelait pas pour profiter de mes capacités intellectuelles mais entre le savoir et l’entendre ça fait une petite différence.

Moi, je vous parlais régulièrement de mes plans cul, sans vraiment réaliser que du coup, moi aussi j’étais le plan cul de quelqu’un.

Je ne regrette rien, j’ai passé d’excellentes soirées et pris beaucoup de plaisir mais voilà, c’est la fin d’une époque.

Lecteurs pervers, pardonnez moi !