On sait tous qu’il ne faut jamais prendre de décisions importantes lorsqu’on a bu.
Ça c’est la théorie parce qu’en pratique on ne peut pas s’en empêcher.

Ou alors il ne faut pas boire.

Bref, samedi soir, après une soirée arrosée, j’ai estimé que je n’avais plus rien à faire avec Gajal. Il était du même avis........sauf que lui, il n’avait pas bu.

Le lendemain matin, après café et Doliprane on réalise ce qu’on a fait.
Mais après discussion on en est toujours au même point, on n’a pas grand-chose en commun, pas le même projet de vie, ça devait arriver un jour ou l’autre, alors autant le faire maintenant pour limiter les dégâts.

Pour préserver Junior, on décide de faire comme si rien n’était. Gajal partira le soir, une fois junior parti chez ses grands parents.

Au retour des vacances je lui expliquerai.

Mais voilà, faire semblant toute la journée. Tout faire comme d’habitude : se lever, déjeuner, s'occuper de Junior, recevoir ma famille pour le café…

Une journée qui m’a semblé une éternité, j’allais pleurer dans la cuisine pour que mon fils ne voit pas. Impossible d’imaginer que le soir même, Gajal ferait sa valise et que l’on ne se verrait plus.


Bon ça va, vous pouvez ranger les kleenex, finalement on a changé d’avis.

Mais on a ouvert la boite de Pandore, j’ai trop connu ce genre de truc (on se quitte, on se remet ensemble, on se quitte….) pour savoir à quel point on peut se faire du mal et s’embourber dans une histoire qui ne mène à rien.
Mais n’est ce pas tout autant stupide que de tout lâcher dès la première embrouille, est ce la construction d’un couple ça ne demande pas un minimum de persévérance?
Faire des efforts oui, mais est ce bien utile si à la base on n’a rien d’autre en commun que super scores au flipper ?

Et junior dans tout ça ? Ma psy me disait qu’il ne fallait pas que je le mette à l’écart de mes histoires de cœur. Mais si ça foire c’est quand même lui qui en fait les frais.

Est-ce que ce n’est pas curieux de se séparer par raison alors que l’on s’aime encore ?
Est-ce que je ne peux plus réellement vivre sans lui ou est ce la peur de la solitude qui me tiraille ?
Faut-il absolument se ressembler pour vivre ensemble?

ça fait beaucoup de questions tout ça mais une chose est certaine, je suis bien contente qui soit resté.