Je venais tout juste de le récupéré chez ses grands parents lorsqu’il me sort :

- Maman j’ai ramené un nouveau ballon pour jouer avec Gajal !

Bon cette fois il faut que je me lance…Je lui explique à peu près de la même manière que je l’avais répété 15 fois avant son retour, ça passe plutôt bien il me répond « comme c’est triste » et puis plus rien. Je le relance un peu en lui expliquant que si il a de la peine il peut m’en parler qu’il ne doit pas tout garder pour lui bla bla….. non il affirme que ça va.

Bref tout est parfait, je constate que je me suis angoissée pour rien, c’est passé nickel.

Enfin jusqu’ à l’heure du couché

- Bon maman c’est fini la blague, il arrive quand Gajal ?

Aïe…..

Je ne me souviens plus précisément de la conversation mais entre autres il y a eu

- mais qu’est ce qu’on va devenir
- voilà tu as tout gagné
- pourquoi tu me fais ça
- ce n’est pas possible
- je veux qu’il revienne

puis les larmes se sont mises à couler sur ses joues, je l’ai serré contre moi en essayant de retenir les miennes. On a pleuré dans les bras l’un de l’autre pendant un bon moment, jusqu’à ce qu’il s’endorme.

Je savais que ça ne serait pas facile mais je n’imaginais pas à ce point.

Une réflexion amusante quoi qu’un peu bizarre avec le recul, lorsque je lui expliqué notre problème d’incompatibilité voilà ce qu’il m’a répondu

- alors tu vas me quitter parce que tu n’aimes pas le foot ?
- mais non mon chéri toi ce n’est pas pareil, la preuve demain on va voir Bastia- PSG*
- ha oui tu es ma maman, tu es obligé de m’aimer

oui je pensais mieux faire passer la pilule en l'amenant au foot

Ce matin il allait bien, il m’a quand même demandé si on pouvait toujours inviter Gajal et quand je lui ai expliqué que ça allait être compliqué il en a conclu que « la séparation c’est trop nul »

Enfin voilà, c’est fait. Mais quand je repense à mon fils en larme pour un type qui le supportait à peine j’ai un peu la rage. Vous allez penser que c’est de la méchanceté gratuite et je l’assume complètement mais à ce moment précis j’espère qu’il souffre quand même lui aussi.