famille, je vous haime
Par 7h48 le vendredi, mai 2 2008, 18:24 - Psychanalyse de comptoir - Lien permanent
Globalement dans ma vie ça bien en ce moment, à part mon banquier qui ne trouve pas ça génial, ça fait longtemps que je n’ai pas été aussi bien.
Pourtant hier soir je me suis faite une micro déprime, à coup de grosses larmes
Pourquoi ? pff ben difficile à dire.
Toujours est-il que je suis quelqu’un de faible hein, je ne pouvais pas oublier ma peine dans la vodka parce que mon stock était épuisé et je n’avais pas envie d’appeler quelqu’un et de le faire chier avec ma dépression chronique.
Je n’étais pas bien et je ne savais pas vraiment pourquoi, c’est encore pire. J’aurais préféré me dire caro tu as une vie de merde, un boulot de merde, tu es toute seule au moins j’aurais eu de quoi déprimer. `
Alors il a fallu que je cherche au plus profond de quoi légitimer mon mal être.
Ha tiens ma famille à deux balles c’est parfait.
Parce que même si j’ai beaucoup travailler la dessus, je n’ai pas vraiment réussi à faire une croix. Ça me fait vraiment chier quand j’y pense et même quand je n’y pense pas ça vient me casser les couilles inconsciemment. Je n’arrive pas à m’y résoudre, c’est vraiment l’échec de ma vie, enfin je dis échec alors que je ne suis même pas responsable.
Je me demande bien ce qu’en pense mon fils qui lui d’un côté à une famille super unie et de l’autre de la grosse merde. Peut être que ça compense et que du coup il ne s’en rend pas compte, mais je me vois mal lui poser la question « alors mon chéri, que penses-tu du fait d’avoir une grand mère qui te gâte uniquement pour se faire valoir, une grand père qui zappe ton anniversaire, des oncles qui n’en ont rien à foutre de ta gueule et d’une arrière grand mère qui ne veut pas de toi chez elle parce que tu fais top de bruits ? »
En fait, j’espère vraiment qu’il n’en a pas conscience, c’est mieux comme ça.
Alors vous allez me dire que je n’ai qu’à m’en refaire une de famille, pas faux. Mais la somme de mes échecs sentimentaux fait que je n’arrive même plus à y croire.
Voilà, j’ai fini par me prendre un xanax, ça allait beaucoup mieux.
Et aujourd’hui ça va.
jusqu’à la prochaine fois
Je crois que je suis condamnée à me faire des trips comme ça jusqu’à la fin de ma vie.
Fuck
Commentaires
Hey, n'oublie pas que j'habite en bas de chez toi. T'as qu'a ouvrir la fenêtre et j'arrive ok ?
Bisous glossés.
Comme on dit on choisit ses amis et pas sa famille, d'ailleurs je le ressens aussi de mon côté ;)
Tu as déja une mère adoptive.... Que tu peux appeler jour et nuit... Tu tiens déja le bon bout !!!
A ta prochaine déprime, n'hésites pas à appeler connasse, si les amies ne sont pas la pour ça, je ne vois pas très bien à quoi elles peuvent servir.
A partir du moment ou tu es entrée dans le cercle, c'est pour le meilleur ET SURTOUT pour le pire !
La prochaine fois que tu déprime seule dans ton coin et que tu ne fais aucun signe, je t'arrache ton gloss et te pète les dents (et fuck pour les dents à 10000...)
Connasse.
Ton problème...en fait...ce qui te déprime bien...sans que tu arrives à mettre une explication dessus...c'est le participe passé...arrêtes de mettre de l'infinitif partout...
Sans doute un vieux traumatisme scolaire, ça...
Bye
ça me fait pareil ce soir, ton poste tombe a pic ... je reviens d'un resto avec cousin tante et oncle, et surtout ma mere qui devient de plus en plus insortable tellement elle est mal élevée. Ma tante a littéralement changé de comportement depuis que ma mere lui a raconté des saloperies sur moi (fausses biensur, ou exagérée). Je sens ce regard sur moi qui a changé, c'est très désagréable et ça me rend très triste, on s'adorait avant avec ma tante.
On ne peux pas choisir sa famille, un des malheur de la vie. En plus, on ne peut jaais vraiement s'en débarasser ..
La famille ? Une invention douteuse... surtout si l'on considère que l'amour intergénérationnel doit en être l'unique ciment, amour postulé et dont on cherche, parfois, la moindre trace tangible. Une vaste blague bourgeoise, je dis ! Ainsi oublie-t-on qu'une famille ce sont aussi des liens d'une autre nature qui enrichissent, alimentent dirai-je, ceux du seul sentiment (la lignée, les biens, le métier, le respect des valeurs que nos aînés nous transmettent et dont ils nous donnent l'exemple... je sais, je suis réac !). Les enfants, pour leur part, sont de véritables éponges (à émotions, pas à vodka) et leur instinct est infaillible (contrairement au nôtre) : ils sentent quand leur amour, leurs attentes aussi, ne sont pas payés en retour, ils devinent nos calculs et notre duplicité. On peut se débarasser de sa famille... c'est même parfois indispensable si l'on veut éviter l'infection ! Alex