Le chat est sorti de sa cachette.

Mais je dois me rendre à l’évidence, je ne suis pas douée avec les animaux (sauf dans la cuisine…). Et à bien y réfléchir ce n’est pas vraiment ma faute puisque mes expériences en la matière sont plutôt bizarres.

Revenons donc quelques années en arrière.

Il y avait un chien chez moi lorsque j’étais toute petite, perso je ne m’en souviens même pas puisqu’il est mort assez rapidement. Mes parents se sont longtemps mutuellement accusés de l’avoir laisser crever dans la voiture, sur un parking au mois d’aout, en plein soleil.

On n’a plus entendu parler d’animaux pendant quelques années jusqu’au jour ou mon père, passablement éméché, ramena dans une cage à oiseaux un petit chaton trop mignon, l’alcool lui ayant fait sans doute oublié que ma mère avait une peur bleue des chats. Cet adorable petite boule de poil a du rester chez nous 3 ou 4 jours maximum jusqu'à ce que ma mère lance un ultimatum « c’est le chat ou moi ».
Leur divorce ayant été prononcé peu après, mon père aurait du choisir le chat.

Puis ce fut au tour de mon petit frère de revenir de l’école avec un serin répondant au prénom de cui-cui ou piou-piou enfin un truc ridicule du genre. On a du le garder 4-5 mois au maximum puisqu’un jour, au retour de vacances, maman nous annonça son décès.
Quelques années plus tard, elle a avoué que l’oiseau lui sortait pas les trous de nez et qu’en réalité, elle l’avait donné à quelqu’un.
Il y a eu aussi quelques poissons rouges qui avait visiblement beaucoup de mal à s’acclimater puisque les enterrements au dessus des chiottes se succédaient à la vitesse des bouteilles de vodka chez moi. Je me demande toujours si ma mère ne versait pas volontairement du paic citron dans le bocal.

On a donc rapidement compris que les animaux chez ma mère risquaient de nous causer plus de procès de la SPA qu’autre chose.

Mais parfois le destin fait bien les choses puisque mon père a ensuite épousé une autre femme qui elle aimait beaucoup les animaux. Un peu trop peut être, compte tenu de la relation limite incestueuse qu’elle entretenait avec son clébard. Et quel clébard….un teckel fétichiste qui passait son temps à lécher les pieds de tout le monde, ça me rendait malade. Elle avait un perroquet aussi, le volatile répondant au prénom de Jojo avait pour passe temps favori de proférer des insanités à l’encontre des visiteurs, et pas du light hein du « salope, connasse, ta sœur en string », il aurait pu être la mascotte du vodka-club.

Pour sceller leur amour et parce qu’ils étaient trop vieux pour faire un gosse, mon père et sa femme on prit un autre chien, un boxer un peu barge qui bavait partout et que mon père considérait comme son 3ème fils. Le boxer à par ailleurs manger le cochon d’inde qu’on venait d’acheter à mon petit frère.

Ha j’allais aussi oublié de vous parler de la tortue que j’avais sauvé d’une mort certaine en la subtilisant au zoo et que ma mère a fini par donner à la femme de ménage qui lui avait affirmé qu’on en mangeait dans son pays et que c’était très bon….

Bon, j’espère qu’Isia n’a pas internet sur son lieu de vacances…..sinon rassures toi, ton chat va très bien.

Pour le moment.