Il y a peu de temps, j’ai réactualisé mon cv. Outre le fait qu’il me rappelle que je n’ai pas eu la vie professionnelle dont je rêvais, il y a cette partie sur laquelle je mens honteusement.

Non pas que cela me pose un problème de conscience mais à chaque fois cela m’amène à m’interroger sur moi et ma personnalité.
Cette partie, c’est la toute petite en bas à la fin, celle que l’on consacre aux loisirs.

Le problème c’est que moi je n’en ai pas.
Les soirées avec le vodka club ne sont homologuées par aucune fédération sportive et je ne suis pas certaine que dire que je passe mes soirées à regarder des conneries à la TV serve véritablement ma carrière.
Il faillait bien meubler.
Sauf que le dernière fois que j’ai fais du judo j’avais 12 ans et que la mallette de calligraphie que l’on a m’a offerte pour mes 16 ans, je n’y ai jamais touché. J’ai du mettre un autre truc aussi, mais c’est tellement faux que je ne m’en souviens même pas.

Alors régulièrement je cherche mais non il n'y a rien. J’ai fais des efforts pourtant, j’ai même essayé de m’en créer des loisirs, mais un jour j’ai réalisé que j’occupais mes soirées à découper des motifs sur des serviettes en papier pour les coller sur des objets de récupération et j’ai eu peur (ne rigolez pas, ça existe vraiment ça s’appelle le « serviettage »).

Mais lorsque je vois Gajal préparer son personnage de jeux de rôle ou Junior parler des résultats de la ligue des champions, je me dis que c’est quelque chose qui ne s’invente pas. Même si je ne suis pas convaincue que ce soit quelque chose de positif sur un CV, au moins ils ont quelque chose.

Oui il y a des choses que j’aime bien faire mais pas au point de les qualifier de « loisirs ».

En plus c’est moche comme mot « loisirs ».

Voilà, moi j’aime les petites bouffes et les beuveries avec les potes, faire des marathons séries, regarder la nouvelle star et glander sur mon canapé avec ma petite couverture.

Et ça ce n’est pas super vendeur.