Le mot cancer, c’est vilain, alors on ne le dit pas tout de suite.

En dépit de son problème de ponctualité, mon médecin est très sympa, elle a un cabinet qui ressemble à un bordel des années 30 et une voix de dessin animé. Mais lorsqu’elle m’a envoyé chez un confrère, compte tenu de mes antécédents, j’ai compris que ça ne sentait pas bon pour moi.

Des analyses « anormales » mais ce n’est sans doute pas grand-chose comme elle me l’a dit, et au final tu en ressors avec un organe en moins. Il faut se méfier de l’empathie du toubib, ça cache toujours quelque chose, surtout quand il t’envoie à l’usine à cancer.

Le problème avec les cancers gynécologiques, c’est qu’il faut mettre ta pudeur de côté, c’est un peu comme si ton vagin tombait dans le domaine public.

Autant, dans le billet précédent je déplorais la lenteur de certaines procédures, ici, le rythme est différent, tu sens bien que le taylorisme est passé par là. En une heure top chrono, tu as vu le chirurgien, l’anesthésiste, le psy, tu as fais un bilan sanguin et réglé les formalités administratives….

Ha ! j’oubliais, entre deux on t’annonce que tu as un cancer, enfin le mot est lâché.

Pour info, ce billet n’a pas été écrit en temps réel, j’ai déjà été opérée, il faut bien que je m’occupe pendant ma convalescence !