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mercredi, novembre 10 2010

un Mac Cancer et un sundae chirurgie s'il vous plait!

Le mot cancer, c’est vilain, alors on ne le dit pas tout de suite.

En dépit de son problème de ponctualité, mon médecin est très sympa, elle a un cabinet qui ressemble à un bordel des années 30 et une voix de dessin animé. Mais lorsqu’elle m’a envoyé chez un confrère, compte tenu de mes antécédents, j’ai compris que ça ne sentait pas bon pour moi.

Des analyses « anormales » mais ce n’est sans doute pas grand-chose comme elle me l’a dit, et au final tu en ressors avec un organe en moins. Il faut se méfier de l’empathie du toubib, ça cache toujours quelque chose, surtout quand il t’envoie à l’usine à cancer.

Le problème avec les cancers gynécologiques, c’est qu’il faut mettre ta pudeur de côté, c’est un peu comme si ton vagin tombait dans le domaine public.

Autant, dans le billet précédent je déplorais la lenteur de certaines procédures, ici, le rythme est différent, tu sens bien que le taylorisme est passé par là. En une heure top chrono, tu as vu le chirurgien, l’anesthésiste, le psy, tu as fais un bilan sanguin et réglé les formalités administratives….

Ha ! j’oubliais, entre deux on t’annonce que tu as un cancer, enfin le mot est lâché.

Pour info, ce billet n’a pas été écrit en temps réel, j’ai déjà été opérée, il faut bien que je m’occupe pendant ma convalescence !

vendredi, novembre 5 2010

J'aime le crabe, mais pas à ce point

Je ne suis pas souvent malade. Enfin pas plus que la moyenne, pas moins non plus, c’est juste que je ne vais pas souvent chez le médecin. En fait je n’aime pas y aller, enfin pas pour des broutilles.
Lâcher 30 euros pour t’entendre dire que tu as un rhume et te faire prescrire du Doliprane, ça fait un peu mal au cul, d’autant plus que tu risque d’attraper autre chose au contact des autres patients dans la salle d’attente.
Parce que c’est surtout ça qui m’emmerde : l’attente. J’ai toujours été sidérée par l’accueil des toubibs qui te lance leur bonjour et grand sourire et pas même un mot d’excuse pour l’heure sup que tu as passé à lire le Gala de février 97.
Je ne sais pas si c’est moi qui n’a pas de bol ou si tous les médecins se pensent tellement ou dessus de toi pauvre merde, mais à chaque fois c’est pareil, et pas un seul « je vous prie de m’excuser pour le retard ». Non, visiblement c’est normal et comme je ne voudrais pas que cela influe sur la qualité des soins et bien je ferme ma gueule. Et quand bien même je ne sais pas par quel miracle il aurait l’extrême bonté de faire une légère allusion à ce retard je lâche un hypocrite « mais ce ne n’ai pas grave docteur ».

Bon, si c’est pour aller pour te faire détartrer les dents, effectivement ça ne porte pas à conséquence. Et dans certains cas ça peut même être agréable, je vous l’assure. Je me souviens qu’à l’époque où j’attendais Junior, l’attente de la visite mensuelle était une formidable occasion de papoter entre baleines et échanger sur des sujets que nous seules nous comprenions ; gerbes à répétition, poils qui poussent sur le bide, envies de meurtres et autres vergetures. La liste est non exhaustive bien sur mais je ne voudrais pas dégoûter ceux et celles qui ont envie de se reproduire (si tu veux dissuader ton conjoint envoie moi un mail).

En cancérologie, c’est différent.

Là, tu ne crains pas de te choper un pneumonie alors que tu venais avec ton simple rhume mais il n’y a pas davantage de magazines à ta disposition et une fois que tu as lu tout ce que tu pouvais et bien tu observes

Il est très facile de reconnaître à quel stade en est chacune des patientes. ça se voit au niveau de l’épaisseur du dossier qu’elles tiennent dans leurs mains, à leurs regards et aux sourires qu’elles te renvoient. Ça va de celle qui arrive avec une simple enveloppe et les yeux remplis de questions à celle qui s’apprête à brûler un dossier gros comme le bottin parce que tout est fini, qui appelle les infirmières par leurs prénoms et leur offre un boite de chocolats en espérant ne plus jamais les revoir. Entre les deux il y a pleins de choses, des épaisseurs de dossiers qui varient, des cernes plus ou moins épaisses, des regards qui signifient la compassion ou la tristesse, celles qui ont des cheveux, et celles qui n’en ont pas.

Tout commence par un courrier, d’ailleurs tout est une succession de courriers.

Le premier du médecin, qui en écrit à un autre médecin, qui lui-même écrit à un autre médecin. Le temps qui s’écoule est infiniment long, mais comme dit le premier médecin « il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour le moment ».

Le mot « cancer », il arrive bien plus tard.


Pour info, ce billet n’a pas été écrit en temps réel, j’ai déjà été opérée, il faut bien que je m’occupe pendant ma convalescence !

mardi, septembre 7 2010

Aujourd'hui c'est la Saint-Pervers!

Donc un bonne fête à tous les pervers qui peuvent s'adonner aux joies du frottage en toute impunité aujourd'hui !
Ce grand moment de bonheur est sponsorisé par la RATP...

Spéciale dédicace à celui qui se trouvait dernière moi ce matin à qui j'ai gentiment demandé de se retourner "parce que c'est vraiment humiliant comme position"

"ben non, on s'emboite mieux, ça optimise l'espace!"

On remercie également Mme Patchouli et M. Pudelagueule qui sont également de sortie ce jour là.

Bref, bon courage à tous les franciliens et si comme moi vous faites moins d'1m65, un conseil, restez chez vous!

jeudi, septembre 2 2010

Quand je serai grand....

On a tous de grands espoirs sur l'avenir professionnel de nos enfants.

Perso, chirurgien esthétique ça serait très bien. Mais c'est mal barré.

Ce matin mon fils de 9 ans m'a annoncé avec la plus grande conviction du monde que plus tard, son métier, ça serait de d'être le zombie qui fait peur dans le train fantôme.......

mardi, août 24 2010

Avec ou sans applicateur?

Oui je sais ça fait une éternité. En plus la dernière fois, c’était pour poster mes photos de vacances et je sais bien qu’il n’y a pas plus emmerdant que de se coltiner les photos de vacances des autres.

Je ne sais pas si je suis encore dans les flux de quelqu’un (en me relisant je trouve cette phrase immonde) mais que vous dire à part que je coule des jours heureux avec mon Gajal, on va même acheter notre première machine à laver commune, c’est vous dire.
Ho, on a bien des disputes comme tout le monde mais pas de quoi alimenter un blog qui a acquis ses lettres de noblesse dans le sperme et l’alcool.

Il y a peu de temps de cela, le Gajal il m’a fait une grève du sexe parce que je ne voulais plus prendre la pilule. Lui ne voulait pas mettre de capotes, on était dans une impasse. Croyez-moi, un Gajal abstinent, c’est aussi agréable qu’une sodomie avec des gravillons. J’ai donc fini pas cédé et suis allée me faire poser un stérilet.

Bon je vous vois venir, elle n’écrit rien pendant un an et vient nous pondre un article de merde sur son stérilet.

Je serais donc brève en remerciant encore une fois Monsieur F –il comprendra- et précisant que la pose de ce type d’objet nécessite quelque précaution et notamment l’interdiction d’utiliser certains tampons au profit de modèle plus petits et sans applicateur.

Je sais qu’à ce moment là mon lectorat gay est au bord de la gerbe mais tout ça pour vous dire que la vue de ce tampon pour jeune vierge m’a fait penser à Anna.

Anna était une camarade de classe au collège. Avec Anna, on a eu nos règles presque en même temps, et ça, ça vous tisse une amitié. Ce bouleversement dans nos vies faisait l’objet de nombreuses conversations à la pause de 10h, entre les remèdes de grand-mère contre les maux de ventre et la joie de la dispense de piscine. Anna, elle était très dérangée par le côté John Wayne de la démarche que lui donnaient les protections périodiques.

Vu mon grand âge vous comprendre aisément qu’à cette époque là, les fabricants ne communiquaient pas sur la finesse du truc. Imaginez un peu « Incroyable mesdames ! La nouvelle serviette Machin ne fait que 3 cm d’épaisseur vous allez trop vous sentir à l’aise ! ». Non, d’ailleurs on n’osait même pas prononcer le mot « serviette » ça devait faire trop crade. On voyait juste une nana avec une pochette couleur bonbon qui dépassait de son sac à main, souriant niaisement au mec en face du genre mon cochon ce n’est pas ce soir que tu vas niquer !

Mais revenons à Anna, à qui je suggère alors l’utilisation de tampons. le problème était la mère d’Anna, elle a avait réussi à lui mettre dans la tête que ce type de produit était réservé aux jeunes filles de petite vertu. Je pense qu’elle avait peur que sa fille y prenne gout et réclame un calibre supérieur si vous voyez ce que veux dire. Après une plaidoirie à n’en plus finir sur les avantages de ces nouveaux petits tampon spécial « jeune fille » et garantissant à coup de notice que son hymen n’était en aucun cas menacé, Anna accepte donc que je lui offre son premier tampon.

Le lendemain, je retrouve Anna boudant dans un coin de la cour, soit disant que je n'était pas une bonne copine. Elle fini par m’avouer qu’en rentrant chez elle c’était vendredi 13 dans sa culotte et qu’elle avait du faire de la spéléo pour retirer la chose. Assez étonnée je lui demande si le fil a cassé mais visiblement elle ne voit pas de quoi je parle. Je sors donc un autre tampon de mon superbe sac à dos Creeks -très tendance cette année là- pour lui montrer le fil qui lui permettra de se passer des services d’Haroun Tazieff.

C’est à ce moment la que tout s’éclaire.
Cette couillonne avait oublié d’enlever le plastique.

Voilà ça m'a fait sourire, mais c’est avec ce genre de chose que l’on sait qu’on devient vieux, lorsque que la vue d’un truc anodin te ramène 20 ans en arrière.

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